Les troubles sensitifs font partie des symptômes fréquents de la sclérose en plaques. Ils correspondent à des sensations anormales provoquées par une perturbation de la transmission des informations nerveuses entre les nerfs, la moelle épinière et le cerveau. Ces symptômes peuvent apparaître dès le début de la maladie ou plus tard au cours de son évolution.

Dans la sclérose en plaques, les troubles sensitifs peuvent provoquer des fourmillements, des picotements, des sensations de brûlure, des engourdissements ou encore une sensibilité anormale au toucher. Certaines personnes ressentent aussi des décharges électriques dans le dos ou les membres lors de certains mouvements du cou.

La paresthésie est l’un des troubles sensitifs les plus fréquents dans la SEP. Elle se manifeste par des sensations inhabituelles comme des picotements ou un engourdissement de certaines parties du corps. La dysesthésie correspond quant à elle à une sensibilité exagérée ou douloureuse lors d’un contact pourtant léger, comme le frottement d’un vêtement ou d’un drap.

Ces troubles peuvent être temporaires ou plus persistants selon l’évolution de la maladie. Ils apparaissent parfois lors d’une poussée ou d’une pseudo-exacerbation, notamment en cas de fatigue ou d’exposition à la chaleur. Dans certains cas, les symptômes diminuent avec le repos ou lorsque la température corporelle baisse.

Les troubles sensitifs liés à la sclérose en plaques restent souvent modérés, mais ils peuvent parfois devenir plus gênants au quotidien. Ils peuvent compliquer certains gestes simples comme marcher, écrire, tenir des objets ou percevoir correctement la chaleur. Une diminution importante de la sensibilité peut aussi augmenter le risque de blessures involontaires.

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