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Manger du poisson peut-il ralentir la SEP ?

Une étude suggère qu’une consommation régulière de poisson pourrait être associée à une évolution plus favorable de la sclérose en plaques, sans pour autant démontrer un effet direct sur la progression de la maladie.

L’article s’appuie sur une étude observationnelle menée auprès de personnes atteintes de SEP, suivies sur plusieurs années. Les résultats indiquent que les personnes consommant du poisson de manière régulière présentaient un risque plus faible d’aggravation du handicap. Cette association semble également plus marquée chez celles ayant maintenu cette habitude dans le temps.

Les chercheurs évoquent notamment le rôle possible de certains nutriments présents dans le poisson, comme les oméga-3, qui pourraient avoir des effets anti-inflammatoires. Toutefois, ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car d’autres facteurs liés au mode de vie pourraient aussi expliquer les différences observées.

Ces données ouvrent des pistes de réflexion sur le rôle de l’alimentation dans la sclérose en plaques et sur l’intérêt de poursuivre les recherches dans ce domaine.

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Qu’est-ce qu’un essai clinique dans la sclérose en plaques ?

Un essai clinique correspond à une étude menée chez des patients pour évaluer un traitement, et pourrait permettre de faire avancer la prise en charge de la sclérose en plaques, sans garantir de bénéfice individuel.

Le Dr Suchet Laurent explique qu’un essai clinique consiste à tester un traitement dans un cadre strict, avec des patients volontaires, afin d’observer ses effets, sa tolérance et son efficacité potentielle. Ces études suivent des protocoles précis et sont indispensables pour valider scientifiquement de nouvelles approches thérapeutiques.

Il précise également que les essais cliniques jouent un rôle central dans la recherche sur la sclérose en plaques. Ils permettent de mieux comprendre la maladie et d’améliorer progressivement les traitements disponibles. La participation repose sur le volontariat et s’accompagne d’un suivi médical encadré.

Ces éléments permettent de mieux comprendre l’intérêt des essais cliniques dans la SEP et invitent à échanger avec un professionnel de santé pour savoir si cela peut s’intégrer dans un parcours de soins.

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Deux essais cliniques à Strasbourg peuvent-ils améliorer le traitement de la sclérose en plaques ?

Deux essais cliniques menés à Strasbourg pourraient ouvrir de nouvelles pistes dans la prise en charge de la sclérose en plaques, sans que leurs effets ne soient encore confirmés à ce stade.

L’article présente deux études conduites au Centre d’Investigation Clinique de Strasbourg, sous la coordination du professeur Nicolas Collongues. Le premier essai, appelé TOTEM, explore une approche visant à favoriser la réparation de la myéline grâce à la testostérone chez des patients hommes. Cette piste s’inscrit dans une démarche encore en cours d’évaluation, avec un suivi régulier des participants, notamment par imagerie.

Les observations disponibles à ce jour indiquent que l’étude se poursuit sans signal majeur de sécurité, mais les résultats définitifs restent attendus pour confirmer un éventuel bénéfice.

Le second essai, nommé TWINS, s’intéresse à la question de l’arrêt des traitements chez des patients plus âgés. Il repose sur l’hypothèse que l’évolution de la maladie pourrait changer avec le temps, ce qui amènerait à adapter la stratégie thérapeutique. Les patients inclus sont suivis de manière rapprochée afin de surveiller une éventuelle reprise de l’activité de la maladie.

Ces deux essais illustrent des approches complémentaires, entre réparation des lésions et adaptation des traitements, et soulignent l’importance de la recherche pour faire évoluer la prise en charge de la sclérose en plaques.

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Une avancée est-elle attendue pour la sclérose en plaques primaire progressive ?

Une étude présentée à l’ACTRIMS 2026 pourrait apporter de nouvelles pistes pour la sclérose en plaques primaire progressive, sans confirmer encore un bénéfice pour tous les patients.

Dans la vidéo, le Dr Laurent Suchet explique qu’une étude très attendue vient d’être dévoilée sur cette forme de la maladie, souvent plus complexe à traiter. Les données mettent en avant une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la progression du handicap.

L’accent est mis sur des processus qui évoluent en continu dans le système nerveux, même en l’absence de poussées visibles. Cette progression silencieuse pourrait jouer un rôle central dans l’aggravation de la maladie.

Ces résultats pourraient aider à mieux cibler les traitements en s’intéressant davantage à ces mécanismes persistants.

Ces éléments ouvrent des perspectives pour développer des approches plus adaptées à la sclérose en plaques primaire progressive, tout en nécessitant des confirmations.

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L’Ocrevus est-il efficace à long terme dans la sclérose en plaques récurrente ?

Une étude en vie réelle suggère que l’Ocrevus pourrait maintenir son efficacité sur plusieurs années chez des personnes atteintes de sclérose en plaques récurrente, sans que cela permette de garantir les mêmes résultats pour tous les patients.

L’article rapporte les résultats d’une étude basée sur des données de pratique clinique, avec un suivi pouvant aller jusqu’à quatre ans. Les observations indiquent que la majorité des patients traités présentaient un faible taux de rechutes et une stabilité du handicap au cours du suivi.

Les données montrent également qu’une proportion de patients ne présentait pas d’activité de la maladie, c’est-à-dire sans rechute, sans progression du handicap et sans nouvelle activité visible à l’IRM.

L’étude souligne aussi que le traitement semblait globalement bien toléré et que les résultats pourraient être plus favorables lorsqu’il est initié tôt dans l’évolution de la maladie.

Cependant, ces résultats reposent sur des données observationnelles en conditions réelles. Ils doivent donc être interprétés avec prudence, car ils ne permettent pas d’établir un lien de cause à effet.

Ces éléments encouragent à poursuivre les recherches pour mieux comprendre l’efficacité à long terme des traitements dans la sclérose en plaques et leur place dans une prise en charge personnalisée.

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Une inflammation des méninges peut-elle provoquer des lésions de la substance grise dans la SEP ?

Une étude suggère que certains mécanismes immunitaires présents au niveau des méninges pourraient contribuer à des lésions de la substance grise dans la sclérose en plaques, sans que ce lien soit entièrement établi chez tous les patients.

L’article décrit un mécanisme impliquant des cellules immunitaires regroupées dans les méninges, appelées structures lymphoïdes tertiaires. Ces structures, riches en lymphocytes B, sont associées à des lésions du cortex et à une évolution plus sévère de la maladie.

Les chercheurs mettent en évidence le rôle de certaines molécules, notamment CXCL13 et BAFF, dont le déséquilibre pourrait favoriser cette inflammation. Ce processus semble dépendre des lymphotoxines, qui participent à l’organisation et à l’activation de ces réponses immunitaires.

Les résultats, issus de travaux expérimentaux et d’observations, suggèrent qu’un ratio élevé entre CXCL13 et BAFF pourrait être lié à des lésions de la substance grise et à une inflammation persistante dans le système nerveux central.

Ces données ouvrent des pistes pour mieux comprendre les mécanismes des formes progressives de la sclérose en plaques et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, même si ces approches nécessitent encore des validations.

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Un biomarqueur peut-il prédire la progression et l’inflammation dans la sclérose en plaques ?

Une étude suggère qu’un marqueur biologique spécifique pourrait être associé à la progression de la sclérose en plaques et à l’inflammation cérébrale, sans permettre à ce stade de prédire avec certitude l’évolution chez chaque patient.

Les travaux présentés mettent en évidence un ratio entre deux molécules du système immunitaire, CXCL13 et BAFF. Un déséquilibre entre ces deux marqueurs, avec un niveau plus élevé de CXCL13, pourrait être associé à une inflammation localisée dans le cerveau, notamment au niveau des méninges.

Ce type d’inflammation, parfois qualifié de compartimentalisé, est considéré comme impliqué dans les formes progressives de la sclérose en plaques. Les observations suggèrent qu’un ratio élevé pourrait être lié à une activité inflammatoire plus importante ainsi qu’à des lésions cérébrales.

Les chercheurs évoquent la possibilité que ce biomarqueur puisse, à terme, aider à mieux identifier les profils de patients et à adapter certaines stratégies thérapeutiques. Toutefois, ces résultats nécessitent encore des validations avant une utilisation en pratique clinique.

Ces données ouvrent des perspectives vers une approche plus personnalisée de la sclérose en plaques, en fonction des mécanismes biologiques propres à chaque patient.

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La ménopause influence-t-elle la progression de la SEP ?

Une étude suggère que la ménopause ne serait pas directement associée à une progression plus rapide de la sclérose en plaques, même si des liens avec l’âge et d’autres facteurs restent possibles.

Les données présentées reposent sur une étude menée auprès de femmes atteintes de SEP. Les chercheurs ont analysé l’impact du début de la ménopause sur l’évolution de la maladie, en tenant compte d’éléments comme l’âge, la durée de la maladie ou le niveau de handicap.

Les résultats indiquent que la ménopause ne semblerait pas avoir d’effet indépendant sur la progression de la sclérose en plaques. Les changements hormonaux liés à cette période ne suffiraient donc pas, à eux seuls, à expliquer une aggravation de la maladie.

Les chercheurs soulignent toutefois qu’il reste difficile de distinguer l’impact de la ménopause de celui du vieillissement, ces deux phénomènes survenant souvent au même moment. D’autres facteurs pourraient également influencer l’évolution de la maladie.

Ces éléments invitent à considérer la ménopause dans un contexte plus global, en lien avec l’ensemble des facteurs influençant la sclérose en plaques, afin d’adapter la prise en charge de manière personnalisée.

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L’intelligence artificielle (IA) peut-elle identifier différents types de sclérose en plaques ?

Une étude suggère que l’intelligence artificielle pourrait permettre d’identifier différents sous-types biologiques de la sclérose en plaques, sans que cette classification soit encore utilisée en pratique courante.

Les travaux présentés montrent que des chercheurs ont utilisé une combinaison d’intelligence artificielle, d’IRM et d’analyses sanguines pour étudier des patients atteints de SEP. Cette approche a permis de mettre en évidence deux profils biologiques distincts, basés notamment sur le niveau d’une protéine liée aux dommages des cellules nerveuses.

Un premier profil, dit « précoce », serait associé à une activité plus rapide de la maladie, avec des lésions cérébrales apparaissant tôt. Un second profil, dit « tardif », montrerait une évolution plus progressive, avec des modifications apparaissant plus lentement dans le temps.

Ces différences pourraient expliquer pourquoi la sclérose en plaques évolue de manière très variable d’un patient à l’autre. Les chercheurs suggèrent que cette classification pourrait, à terme, aider à mieux adapter les traitements en fonction du profil biologique de chaque patient.

Ces résultats ouvrent des perspectives vers une médecine plus personnalisée dans la sclérose en plaques, tout en nécessitant encore des validations avant une application clinique.

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Les bactéries buccales peuvent-elles aggraver les symptômes de la sclérose en plaques ?

Une étude suggère que certaines bactéries présentes dans la bouche pourraient être associées à des symptômes plus sévères de la sclérose en plaques, sans démontrer un lien direct de cause à effet.

Les travaux présentés montrent qu’une bactérie spécifique, appelée Fusobacterium nucleatum, pourrait être retrouvée en plus grande quantité chez certains patients atteints de SEP présentant un handicap plus important. Les observations indiquent que les personnes ayant des niveaux élevés de cette bactérie semblaient plus souvent présenter des formes plus sévères de la maladie.

Cette bactérie est connue pour être impliquée dans les maladies des gencives et pourrait favoriser des mécanismes inflammatoires. Les chercheurs suggèrent que cette inflammation pourrait jouer un rôle dans l’évolution de la sclérose en plaques, notamment en influençant le système immunitaire.

Cependant, ces résultats reposent sur une étude observationnelle et ne permettent pas d’établir que ces bactéries sont responsables de l’aggravation des symptômes. D’autres facteurs pourraient également intervenir dans cette association.

Ces données ouvrent des pistes sur le rôle potentiel de la santé bucco-dentaire dans la sclérose en plaques et invitent à poursuivre les recherches pour mieux comprendre ces interactions.

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