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Que prévoit la stratégie nationale 2025-2030 pour les maladies neurodégénératives ?
La stratégie nationale 2025-2030 vise à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des maladies neurodégénératives, sans effet immédiat garanti pour tous les patients.
Elle s’articule autour de plusieurs axes. L’un des objectifs est de favoriser un repérage plus précoce afin de réduire les délais de diagnostic et d’orienter plus rapidement les patients vers une prise en charge adaptée.
La stratégie prévoit également de renforcer l’accompagnement global, notamment en soutenant les aidants et en facilitant le maintien à domicile lorsque cela est possible. Elle met l’accent sur une prise en charge continue, adaptée à l’évolution de la maladie.
Un autre axe concerne le développement de la recherche et de l’innovation, afin de mieux comprendre ces pathologies et d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques.
Ces mesures visent à améliorer la coordination des soins et à proposer une approche plus globale des maladies neurodégénératives sur le long terme….
La ménopause modifie-t-elle réellement le fonctionnement du cerveau ?
Une étude utilisant l’imagerie cérébrale montre que l’activité des œstrogènes dans le cerveau évolue de manière significative pendant la ménopause, une période marquée par d’importants changements hormonaux.
Les chercheurs ont observé des modifications de l’activité des récepteurs aux œstrogènes dans plusieurs régions cérébrales impliquées dans la mémoire, les émotions et les fonctions cognitives. Ces changements apparaissent au moment où les niveaux hormonaux diminuent naturellement.
L’étude suggère que le cerveau ne subit pas simplement une baisse des hormones, mais qu’il met en place des mécanismes d’adaptation pour continuer à fonctionner malgré ces variations biologiques.
Ces résultats contribuent à mieux comprendre pourquoi certaines femmes peuvent ressentir des troubles de la mémoire, des difficultés de concentration ou des changements émotionnels pendant la transition ménopausique.
Ils renforcent également l’idée que la ménopause s’accompagne de véritables modifications cérébrales, ce qui pourrait avoir un intérêt particulier dans les maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.
Peut-on prédire les poussées de la sclérose en plaques ?
Des travaux indiquent qu’un biomarqueur sanguin pourrait aider à anticiper les poussées de la sclérose en plaques, sans permettre une prédiction fiable pour tous les patients.
Les recherches mettent en évidence un type de cellules immunitaires, appelées lymphocytes T folliculaires régulateurs. Une présence plus élevée de ces cellules pourrait être associée à une activité plus importante de la maladie.
Ces cellules pourraient influencer l’activation d’autres mécanismes immunitaires impliqués dans l’inflammation du système nerveux, contribuant ainsi à l’apparition des poussées.
Les observations suggèrent que leur mesure dans le sang pourrait servir d’indicateur pour mieux suivre l’évolution de la maladie et ajuster les traitements.
Ces éléments ouvrent des perspectives vers une prise en charge plus personnalisée de la sclérose en plaques, tout en nécessitant des validations complémentaires.
Ménopause et SEP : moins de poussées mais davantage de handicap ?
Une méta analyse s’est intéressée à l’impact de la ménopause sur l’évolution de la sclérose en plaques. Les résultats montrent une diminution du taux de poussées après la ménopause, mais également une augmentation du niveau de handicap mesuré par l’échelle EDSS
Les chercheurs ont analysé plusieurs études portant sur des femmes atteintes de sclérose en plaques avant et après la ménopause. Les données suggèrent que l’activité inflammatoire de la maladie tend à diminuer après cette période hormonale, ce qui pourrait expliquer la baisse des poussées observée
En parallèle, une progression plus marquée du handicap a été retrouvée. Cette évolution pourrait être liée à la diminution des hormones sexuelles, notamment des œstrogènes, qui jouent un rôle dans la protection du système nerveux et la réparation de la myéline
Ces résultats renforcent l’idée que la ménopause représente une étape importante dans l’évolution de la sclérose en plaques et soulignent l’intérêt de mieux comprendre les interactions entre changements hormonaux, neuroprotection et progression de la maladie.
Sclérose en plaques : importance du PIRA comme marqueur de pronostique
La progression indépendante des poussées (PIRA) pourrait être un indicateur important de l’évolution de la sclérose en plaques, sans permettre de prédire précisément le devenir de chaque patient.
Dans la sclérose en plaques, le handicap peut évoluer après une poussée ou de manière progressive, même sans rechute. Le PIRA correspond à cette progression silencieuse, qui peut s’installer de façon continue.
Les données montrent que ce mécanisme pourrait apparaître dès les phases précoces de la maladie et contribuer à l’aggravation du handicap, y compris lorsque les poussées sont contrôlées.
Cela suggère que le PIRA pourrait aider à mieux évaluer le risque d’évolution et à adapter plus tôt les stratégies thérapeutiques.
Ces éléments montrent l’importance de surveiller la progression de la maladie au-delà des seules poussées.
