Une nouvelle étude apporte un éclairage intéressant sur le rôle du virus d’Epstein-Barr (EBV) dans la sclérose en plaques (SEP). Les chercheurs montrent que certains anticorps dirigés contre ce virus pourraient devenir un biomarqueur utile pour distinguer plus précisément la SEP d’autres maladies inflammatoires du système nerveux.

Des anticorps présents chez la majorité des personnes atteintes de SEP

Les chercheurs se sont intéressés aux anticorps dirigés contre une protéine du virus d’Epstein-Barr appelée EBNA-1.

Dans une première cohorte, 177 personnes sur 184 atteintes de SEP (96,2 %) présentaient des taux durablement élevés de ces anticorps. À l’inverse, ces taux étaient beaucoup plus rares chez les personnes atteintes de maladies proches, comme la MOGAD (7,7 %) ou la NMOSD (18 %).

Des résultats confirmés dans une seconde étude

Les chercheurs ont ensuite analysé une seconde cohorte indépendante afin de vérifier leurs résultats.

Là encore, 135 personnes sur 142 atteintes de SEP (95,1 %) présentaient des taux durablement élevés d’anticorps anti-EBNA-1. Les auteurs ont également observé que ces anticorps restaient stables au fil du temps chez les personnes vivant avec une SEP, alors qu’ils diminuaient plus souvent chez les patients atteints d’autres maladies inflammatoires.

Ce qu’il faut retenir

Cette étude renforce les connaissances sur le lien entre le virus d’Epstein-Barr et la sclérose en plaques. Les anticorps anti-EBNA-1 pourraient, à l’avenir, aider les médecins à différencier plus facilement la SEP d’autres maladies neurologiques inflammatoires.

Ces résultats restent toutefois une étape de la recherche. Des études complémentaires seront nécessaires avant que ce biomarqueur puisse être utilisé en pratique clinique.

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