Question utilisateur

Un marqueur sanguin peut-il aider à repérer une progression de la sclérose en plaques ?

Réponse directe

Des résultats récents suggèrent que le taux sanguin de GFAP pourrait être associé au risque de progression de la sclérose en plaques. Ce biomarqueur pourrait, à terme, contribuer à mieux suivre l’évolution de la maladie.

Explication

Des chercheurs ont analysé près de 19 000 échantillons sanguins provenant de 2 329 personnes atteintes de SEP.

L’étude s’est intéressée à la protéine GFAP, ou protéine acide fibrillaire gliale. Les chercheurs ont notamment étudié son lien avec une progression du handicap qui peut survenir indépendamment des poussées.

Les résultats montrent une association entre des taux élevés de GFAP et un risque plus important d’aggravation ultérieure du handicap.

Les chercheurs ont également observé qu’une diminution du taux de GFAP après le début d’un traitement modifiant l’évolution de la SEP était associée à une évolution clinique plus favorable.

La GFAP pourrait ainsi apporter une information complémentaire à un autre biomarqueur déjà utilisé dans la recherche sur la SEP : la NfL, ou chaîne légère des neurofilaments.

La NfL est notamment associée aux lésions neuroaxonales liées à l’activité inflammatoire aiguë et aux poussées. La GFAP semble, quant à elle, davantage liée aux mécanismes associés à la progression à long terme de la maladie.

À retenir

Ces résultats ouvrent une piste intéressante pour mieux comprendre et surveiller la progression de la SEP. À l’avenir, la GFAP pourrait contribuer à identifier plus précocement certaines personnes présentant un risque accru de progression.

Cependant, son utilisation dans la pratique clinique et dans la personnalisation des traitements devra encore être précisée.

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