Une nouvelle étude espagnole suggère que les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) sont environ deux fois plus susceptibles de développer un syndrome des jambes sans repos que les personnes n’ayant pas la maladie. Les chercheurs soulignent l’importance de rechercher ce trouble, notamment chez les patients présentant des difficultés motrices ou des troubles du sommeil.
Une étude confirme un risque plus élevé
Les chercheurs ont comparé 440 personnes atteintes de SEP à 241 personnes sans SEP, du même âge et du même sexe.
Après confirmation du diagnostic par un spécialiste du sommeil, le syndrome des jambes sans repos a été retrouvé chez 15,2 % des patients atteints de SEP, contre 7,9 % des personnes du groupe témoin. Les personnes vivant avec une SEP présentaient donc un risque environ deux fois plus élevé de développer ce trouble
Quels patients semblent les plus concernés ?
L’étude montre que certains facteurs étaient plus fréquents chez les patients atteints de SEP présentant un syndrome des jambes sans repos.
Les personnes ayant des difficultés liées aux mouvements volontaires, comme une faiblesse musculaire ou une raideur, étaient davantage concernées. Les antécédents familiaux de syndrome des jambes sans repos augmentaient également le risque. Les chercheurs rappellent aussi qu’un simple questionnaire peut conduire à de faux diagnostics. Ils recommandent donc une confirmation par un spécialiste du sommeil.
Ce qu’il faut retenir
Le syndrome des jambes sans repos peut perturber le sommeil et avoir un impact sur la qualité de vie. Cette étude suggère qu’il est plus fréquent chez les personnes vivant avec une SEP.
Ces résultats ne signifient pas que toutes les personnes atteintes de SEP développeront ce trouble. En revanche, ils rappellent qu’en cas d’envie irrésistible de bouger les jambes au repos ou de troubles du sommeil persistants, il est important d’en parler à son neurologue ou à son médecin afin d’évaluer la situation
