Une étude suggère que certaines bactéries présentes dans la bouche pourraient être associées à des symptômes plus sévères de la sclérose en plaques, sans démontrer un lien direct de cause à effet.
Les travaux présentés montrent qu’une bactérie spécifique, appelée Fusobacterium nucleatum, pourrait être retrouvée en plus grande quantité chez certains patients atteints de SEP présentant un handicap plus important. Les observations indiquent que les personnes ayant des niveaux élevés de cette bactérie semblaient plus souvent présenter des formes plus sévères de la maladie.
Cette bactérie est connue pour être impliquée dans les maladies des gencives et pourrait favoriser des mécanismes inflammatoires. Les chercheurs suggèrent que cette inflammation pourrait jouer un rôle dans l’évolution de la sclérose en plaques, notamment en influençant le système immunitaire.
Cependant, ces résultats reposent sur une étude observationnelle et ne permettent pas d’établir que ces bactéries sont responsables de l’aggravation des symptômes. D’autres facteurs pourraient également intervenir dans cette association.
Ces données ouvrent des pistes sur le rôle potentiel de la santé bucco-dentaire dans la sclérose en plaques et invitent à poursuivre les recherches pour mieux comprendre ces interactions.
