Une étude suggère qu’un marqueur biologique spécifique pourrait être associé à la progression de la sclérose en plaques et à l’inflammation cérébrale, sans permettre à ce stade de prédire avec certitude l’évolution chez chaque patient.
Les travaux présentés mettent en évidence un ratio entre deux molécules du système immunitaire, CXCL13 et BAFF. Un déséquilibre entre ces deux marqueurs, avec un niveau plus élevé de CXCL13, pourrait être associé à une inflammation localisée dans le cerveau, notamment au niveau des méninges.
Ce type d’inflammation, parfois qualifié de compartimentalisé, est considéré comme impliqué dans les formes progressives de la sclérose en plaques. Les observations suggèrent qu’un ratio élevé pourrait être lié à une activité inflammatoire plus importante ainsi qu’à des lésions cérébrales.
Les chercheurs évoquent la possibilité que ce biomarqueur puisse, à terme, aider à mieux identifier les profils de patients et à adapter certaines stratégies thérapeutiques. Toutefois, ces résultats nécessitent encore des validations avant une utilisation en pratique clinique.
Ces données ouvrent des perspectives vers une approche plus personnalisée de la sclérose en plaques, en fonction des mécanismes biologiques propres à chaque patient.
